Alimentation animale : La recommandation (UE) 2026/1801 actualise les valeurs de référence sur les mycotoxines
La commission Européenne a publié la Recommandation (UE) 2026/1801 fixant de nouvelles teneurs maximales recommandées pour les mycotoxines dans les matières premières et les aliments composés pour animaux. Cette mise à jour révise les seuils existants afin de mieux protéger la santé animale et de limiter les risques de tranfert dans la chaîne alimentaire humaine.
Une révision fondée sur l'expertise de l'EFSA
Ce nouveau cadre abroge et remplace la recommandation 2006/576/CE ainsi que la recommandation 2013/165/UE. Il s'appuie sur les derniers avis scientifiques émis par l'autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernant les risques liés notamment au Déoxunivalénol (DON), à la Zéaralénone (ZEA), à l'Ochratoxine A (OTA) aux toxines T-2 et HT-2 et aux fumonisines B1 et B2.
Les principaux changements à anticiper :
- Abaissement des valeurs de référence : plusieurs seuils indicatifs sont revus à la baisse (ex : baisse significative sur l'ochratoxine A et les fumonisines selon les espèces cibles)
- Approche par espèce plus ciblée : Les grilles de recommandations différecient plus précisement la sensibilité des animaux (porcins, volailles, ruminants, équidés, lapins, poissons)
- Surveillance accrue de la co-occurence : Les opérateurs de la nutrition animale sont encouragés à réaliser des analyses simultanées pour évaluer les effets combinés des cocktails de mycotoxines.
- Intégration HACCP et traçabilité : Les fabricants et fournisseurs de matières premières doivent intégrer ces valeurs dans leurs plans de maîtrise sanitaire et informer leurs clients en cas de dépassement.
Echéances de mise en oeuvre
Bien qu'il s'agisse de recommandations et non de limites réglementaires impératives (teneurs maximales strictes du Règlement 2002/32/CE), ces valeurs indicatives serviront de référence standard pour les autorités de contrôle et le marché.
L'application des nouvelles valeurs indicatives est fixée au 1er juillet 2027. Une période de transition étendue au 1er octobre 2027 est prévue pour le maïs, le sorgho, le soja, le tournesol et leurs dérivés.
Notre accompagnement
Nous conseillons à l'ensemble des acteurs de la filière de réviser dès à présent leurs grilles d'acceptation des matières premières etd'adapter leurs plans de contrôle analytique pour aniticiper ces échéances.